Karim Brouri

Start-up génération algérienne, une grande histoire de définition!

AU commencement il y a,

« quelques personnes avec des compétences différentes et complémentaires dont la culture de travail est similaire, et qui ont un objectif commun quel que soit sa nature ».

ceci dit, je partage, ainsi avec vous, ma définition des co-fondateurs d’une start-up,

« ces entrepreneurs inspirés qui se lancent dans des aventures dont ils ne mesurent pas les conséquences »

comme le dit Joseph A. Schumpeter. Un voyage héroïque vers les mers de l’incertain, de l’incertitude, dans une recherche philosophique du ‘sujet’.

Tout commence par des personnes, des entrepreneurs et donc l’entrepreneuriat. Nous devrions garder ce point à l’esprit pendant toutes nos actions pour créer un écosystème favorable dans notre pays : l’Algérie.

jeunes algeriens - musique de rue

Comme les ‘One Direction’ ou de simples enfants d’un quartier des rues d’Alger ou d’Algérie qui se regroupent autour d’un mandole, d’une derbouka, d’une guitare et d’une voix, qui sont prêts à investir de leur temps, leur énergie, leur volonté mais aussi leurs moyens, quelle que soit sa nature ou provenance ou volume, dans cette aventure palpitante, dans un plaisir inconnu.

Il est donc possible sous cet angle de concevoir qu’une Start-up voit le jour (est créée) le jour où ces personnes décident de se regrouper autour de leur objectif commun ou qui le devient. Apres coup, une création formelle et juridique est rapidement nécessaire pour permettre la structuration du projet dans une organisation qui va pérenniser le projet et son objectif en faisant abstraction des Hommes qui l’ont enfanté.

Algerie

Dans le contexte national algérien de relance économique hors hydrocarbures, la mise en place d’une politique nationale forte ainsi qu’une stratégie d’accompagnement à l’émergence d’un écosystème favorable à l’avènement de la « start-up génération algérienne » est primordiale.

Ce modèle d’entreprise que choisit, aujourd’hui l’Algérie, comme fer de lance de sa nouvelle dynamique économique repose inévitablement sur une définition claire du statut de la START-UP.

Cette définition doit permettre la distinction sans équivoque d’une start-up parmi toutes les autres formes classiques d’entreprise.

Elle devra également être équitable vis-à-vis des entreprises qui répondent aux critères de start-ups mais qui pourraient, par inadvertance, être ignorées et ainsi défavorisées par rapport à la nouvelle génération de start-ups concurrentes. 

Le mot STARTUP est cité dans 04 textes juridiques dont 02 décrets exécutifs, 01 décret présidentiel et une loi (Décret présidentiel n° 16-309 du 28 Safar 1438 correspondant au 28 novembre 2016 portant composition et fonctionnement du Conseil national Économique et social, Décret exécutif n° 17-272 du 16 Moharram 1439 correspondant au 7 octobre 2017 portant organisation de l’administration centrale du ministère de la poste, des télécommunications, des technologies et du numérique, Décret exécutif n° 13-81 du 18 Rabie El Aouel 1434 correspondant au 30 janvier 2013 fixant les missions et l’organisation de la direction générale de la recherche scientifique et du développement technologique et la Loi n° 17-02 du 11 Rabie Ethani 1438 correspondant au 10 janvier 2017 portant loi d’orientation sur le Développement de la petite et moyenne entreprise et dernièrement dans la loi de finance 2020 n° 19-14 du 14 Rabie Ethani 1441 correspondant au 11 décembre 2019).

De ces dits textes, il est très dur de définir un statut pour la start-up mais il est sous-entendu que la start-up :  » est une très petite entreprise dont l’activité est dans le numérique et a un aspect innovant et est portée par des étudiants (jeunes diplômés). »

La définition actuelle du législateur algérien peut être résumé comme tel : « La start-up est à une Très Petite Entreprise du Numérique Portée par des Jeunes Diplômés dont les produits ou les services ont un caractère Innovant. 

Cette définition est très floue et ne permet pas à l’administration publique et ses démembrements de mettre en place des actions d’aide ciblées aux start-ups. De plus, le flou est plus grand car la définition actuelle introduit, d’une part, le concept d’innovation qui est en soit une notion à géométrie-variable dont l’évaluation est longue, incertaine et coûteuse, et d’autre part, le lien direct avec l’âge (les jeunes).

La définition actuelle du législateur algérien éjecte plusieurs tranches de la société tel que les non-diplômés ou les personnes qui ont déjà fait une carrière professionnelle et qui veulent se lancer d’une aventure entrepreneuriale.

Ceci dit, la définition du statut de la start-up reste difficile à mettre en place avec des critères d’évaluation et d’analyse simples et mesurables, pour les administrations publiques, qui doivent démontrer une transparence élevée et une impartialité totale.

Il est donc évident que la start-up et les porteurs des projets de start-ups ne dérogent pas à la règle et/ou aux challenges de toutes entreprises qui démarrent ou de toute personne qui devient entrepreneur.

Le mot start-up est tombé dans le jargon de la « Culture Pop » et dans le « Wow Effect ». Il est donc impératif de ne pas confondre entre la culture et l’organisation de la start-up et la définition de la start-up.

ainsi une start-up est, selon moi, une

une TPE/PME , dont les fondateurs ont conçu un prototype et établi la preuve de concept, d’un produit ou d’un service, technologique ou non, numérique-digital ou non, sur un marché  à  fort potentiel de croissance économique, et qui est  à  la recherche de son business modèle scalable.

Une société comme Google, créée en 1998 et qui n’a pas besoin d’être présentée, n’a plus rien d’une start-up. Google du haut de ses 136,22 milliards de USD de chiffre d’affaires et de ses 98’000 salariés à temps plein, en 2018, se dit toujours une entreprise qui prône la culture et l’organisation de la start-up.

Il est donc évident qu’une société qui commence start-up doit rapidement sortir de son statut de startup pour devenir une grande entreprise, si ce n’est, un très grand groupe international, mais peut garder dans son ADN une culture de start-up. La startup a donc un aspect temporel qui doit être introduit dans sa définition.

Nous pouvons également citer Amazon qui comme Google, est connue de tous et est citée comme exemple par beaucoup. Amazon est un leader mondial de la logistique, le numérique a été et est pour cette entreprise un levier d’accélération d’un métier de l’ancienne ère technologique. Nous citons cet exemple pour rappeler que les startups ne sont pas forcément des startups du numérique dans leur cœur de métier.

Pour finir nous citerons la société Airbnb qui a fêté ses 10ans en 2017 en réalisant près de 3,5 milliards de USD de chiffre d’affaires. Le concept de Airbnb est un site web qui n’offre pas de grandes fonctionnalités ou une technologie de rupture. Airbnb n’est pas technologique et pour beaucoup d’expert n’a rien d’innovant. Nous citons cet exemple pour rappeler que les startups ne sont pas forcément des startups qui induisent une innovation de produit, ou de management ou de process. Leur niveau d’innovation est généralement dans la forme de leur business model global. Sans pour autant évoquer d’exemple supplémentaire, les histoires des entreprises citées ci-dessus ont également un lien intime avec les notions d’Industrialisation du produit/service au niveau local et de scalabilité au niveau international.

Une fois une définition claire, équitable et transparente posée, il faudra définir des critères d’évaluation opérationnels, sur le terrain, au niveau des notaires, des agences du registre de commerce, des recettes et inspections des impôts, des bureaux de caisse nationale de la sécurité sociale,….. qui permettront a tous ses agents de reconnaître facilement et sans entrave les Start-ups du reste des entreprises.

mais ca c’est un autre sujet, une autre histoire, dont je vous parlerais plus tard!

#Entrepreneurment votre,

#Entrepreneurment votre,

Karim Brouri.

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Introducing brenco

Brenco is an Algerian consulting and engineering firm specialized in market intelligence, business modelling, design thinking and supporting organizations that want to develop human-centric strategies in their decisions making.
Over the past 5 years, Brenco has demonstrated a strong commitment to participate to the development of Algerian start-up ecosystem, through the detection and support of entrepreneurs in the digital, agri-food and recycling industries.
For Brenco, today’s children must and will be the green and social entrepreneurs of the future. Brenco has therefore decided to integrate people and nature into training activities and concrete projects it has undertaken.
Since 2017 Brenco has trained more than 1500 young students in design thinking, business modelling, green entrepreneurship and business creation on a voluntary basis.
Brenco develops partnerships with Algerian and regional actors in order to increase its capacity to support entrepreneurs, enabling them to participate in international training, exchanges, competitions and fundraising activities